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Cette page a été transmise
par Philippe Moya, elle est extraite d'une revue d'électronique. N'étant
pas spécialiste en électronique, je ne pourrais pas répondre à vos
questions. J'ai reçu des mails m'indiquant la difficulté de trouver
certains des composants (pas toujours les mêmes ???) mais comme je n'ai
jamais eu de retour, je ne peut pas non plus vous en dire plus (par contre
un retour d'information me permettrais de vous donner des tuyaux)
Surveillez les promos dans les
grandes surfaces, P Lambert me signale "Si
ça peut rendre service, j'ai trouvé ce jour (pour ne pas les citer, chez
Leclerc)un petit convertisseur 12V/230V 150W pour 12,40Euros. Je pense que
ça ne vaut pas le coup de s'en passer pour ce prix là." (01/08)
et aussi http://www.voilelec.com/pages/index.php
car les besoins sur le bateaux sont les mêmes
Fabriquer du 220 V alternatif à
partir d'une source d'alimentation continue telle que batterie ou dynamo a
toujours été un problème d'actualité pour les électroniciens
amateurs.
Qu'il s'agisse de pallier une défaillance du
secteur EDF, ou tout simplement de ne pas pouvoir y recourir, les
occasions ne manquent pas pour utiliser une « centrale électrique»
personnelle. Il existe de nombreux schémas plus ou moins complexes et
plus ou moins performants, entre lesquels il faut choisir en fonction de
la puissance nécessaire, et de la nature des équipements alimentés.
La
solution que nous allons décrire ici se situe, à notre avis, dans la
bonne moyenne notre montage ne fait appel qu'à des composants courants
tout en convenant à une majorité d'usages.
Tous les onduleurs ou convertisseurs
permettant de reconstituer du 220 V alternatif a partir d'une batterie
fonctionnent sur le même principe de base : un dispositif électronique
(autrefois électromécanique !) découpe ou module l'alimentation
continue pour en faire une basse tension alternative.
Celle-ci
est alors appliquée a un transformateur élévateur capable de l'amener a
220 volts efficaces.
A
ce niveau, pas de miracle: les caractéristiques du transfo doivent être
en rapport avec la puissance exigée.
La
seule méthode permettant de réduire notablement la taille, le poids, et
le prix du transfo consiste à opérer a haute fréquence (noyau ferrite).
Pour certaines applications telles que l'éclairage, cette solution est
parfaitement viable, de même que dans tous les cas où une tension
continue de 220 volts peut convenir.
Dans
le cas général, cependant, c'est impérativement du 50 Hz (ou du 60 Hz)
qu'il faut générer. Attendons-nous donc a devoir employer un
transformateur pesant plusieurs kilos pour une puissance de quelques
centaines de VA.
Dans
l'idéal, la forme d'onde délivrée devrait être sinusoïdale, ce qui
sous-entend un rendement déplorable et un énorme échauffement des
transistors.
Certains
schémas fournissant du « quasi-sinus » permettent d'améliorer les
choses, mais ne perdons pas de vue que beaucoup d'équipements acceptent
fort bien, quoi qu'on en dise souvent, d'être alimentés par du 220 volts
rectangulaire (la valeur efficace est alors égale a la tension de crête).
Cela
étant posé, il est tentant de recourir a des convertisseurs dits «
auto-oscillants »' extrêmement simples (deux transistors et un transfo
un peu spécial) mais qui fournissent précisément du rectangulaire.
Sur
charges résistives ou légèrement réactives, tout va bien. Les choses
se corsent, par contre, lorsque l'on cherche a alimenter des moteurs
(perceuses, outils de jardin, robots ménagers, auxiliaires de chauffage,
etc..).
Outre
le fait que ces charges sont très fortement selfiques, les pointes de
courant enregistrées au démarrage écroulent littéralement le
convertisseur.
L’action
conjuguée de ces deux facteurs se traduit par une montée de la fréquence
à plusieurs kilohertz.
A
de telles fréquences, l'impédance d'un moteur devient telle que
pratiquement aucun courant ne le traverse : le convertisseur ne souffre
nullement, mais n'arrivera jamais à faire tourner le moteur !
La
parade consiste à employer un onduleur piloté. Pas par quartz évidemment,
car nous n'avons en général que faire d'un 50 Hz plus précis que celui
du réseau !
Un
simple oscillateur à 555, par exemple, suffira à assurer une excellente
stabilité de fréquence.
Le
montage sera évidemment plus complexe qu'un circuit auto-oscillant : il
faudra prévoir suffisamment de transistors pour élever jusqu'à 15 ou 20
ampères Si nécessaire, les 300 mA maximum que peut débiter la sortie
d'un 555.
Un
tel montage exploite donc à fond le gain en courant (bêta) des
transistors employés.
Dans
l'application pratique qui va suivre, on veillera à utiliser des
composants de qualité, par exemple des 2N 3055 « RCA ». C’est avec
tristesse que nous devons avouer avoir trouvé, chez certains revendeurs,
des 2N 3055 présentant, à 10 ampères collecteur, un bêta inférieur à
l'unité: un comble!
Rappelons
en effet que pour un transistor de puissance, le gain à 10 ou 100 mA
collecteur ne signifie à peu près rien...
Un schéma passe partout

Tel
qu'il se présente à la figure 1, notre schéma permet la réalisation
d'un convertisseur 12 V-220 V d'une puissance pouvant atteindre 100 à250
VA selon la qualité des transistors utilisés. En remplaçant les 2N 3055
par des «darlingtons» de
puissance, on pourra dépasser largement ces limites.
Au-delà
de 300 VA environ, on aura cependant intérêt à prévoir une recharge
permanente de la batterie qui, autrement, ne tarderait pas à déclarer
forfait. On peut envisager:
 |
D'utiliser la batterie d'une voiture dont le moteur
tourne au ralenti franchement accéléré; |
 |
De raccorder à la batterie une dynamo ou un
alternateur de voiture (avec régulateur) entraîné par un moteur de
tondeuse à gazon muni d'une poulie, ou par une éolienne; |
 |
D'adapter le montage à
une batterie de 24 volts, suffisante pour des puissances atteignant
600 VA. |
 
Bien refroidi, le montage ne craint cependant pas vraiment les surcharges:
la tension de sortie chute, mais la fréquence reste stable. C'est ainsi
que nous avons pu faire fonctionner, à couple réduit, une perceuse de
puissance très supérieure aux possibilités de notre maquette.
Le réseau de résistances équipant
l'oscillateur pilote à 555 a été calculé pour conduire à un rapport
cyclique de 50 % à la fréquence de 50 Hz. Cela est capital pour le bon
fonctionnement de l'appareil car toute dissymétrie du signal appliquerait
une polarisation magnétique au transfo, de nature à le saturer. Si la fréquence
devait être modifiée (60 Hz par exemple), c'est en priorité sur le
condensateur C1 de 0,22 µF qu'il faudrait agir.
Les
résistances de 47 ohms doivent supporter au minimum 1 watt des résistances
vitrifiées sont conseillées, mais on peut aussi souder en parallèle
deux 100 ohms 1/2 watt.
Un
varistor Sl0K250 SIEMENS (ou équivalent en GEMOV) est prévu en sortie :
son rôle consiste à écrêter les surtensions de forte amplitude inévitables
avec les signaux rectangulaires.
Omettez
le, et vous aurez de bonnes chances d'endommager les équipements alimentés!
Le
transformateur est un modèle 220 V /2 x 10 V ou 2 x 9 V, et donc assez
courant dans le commerce. Sa puissance sera supérieure de 10 % environ à
ce que vous souhaitez obtenir en sortie.
Le
cas échéant vous pourrez facilement rembobiner les secondaires d'un
transfo de récupération TV ou autre.
Reste
la question du refroidissement des transistors: le BD 185 (ou similaire)
et les deux premiers 3055 doivent tiédir sans plus: aucun refroidisseur
n'est nécessaire.
Les
deux 3055 de sortie, en revanche, chauffent en rapport avec la puissance
commandée. Plutôt que de prévoir un très gros refroidisseur, il est
souvent avantageux de monter un petit ventilateur. Un modèle 10 ou 12
watts, 220 volts convient très bien, tout en présentant l'avantage d'empêcher
l'onduleur de travailler à vide en l'absence de charge.
Notons
bien que les collecteurs des deux transistors de sortie ne sont pas
reliés ensemble: prévoir
des isolants mica ou deux radiateurs distincts et isolés du châssis.

Réalisation pratique
Le
circuit imprimé de la figure 2 rassemble tous les composants autres que
les deux transistors de sortie, le transfo, et le varistor 220 V.
Il
est prévu pour recevoir les deux 3055 « drivers » directement boulonnés
et soudés sur l'époxy, ce qui améliore leur refroidissement.
Les
résistances de puissance seront écartées de 2 à 3 mm de la carte, afin
d'éviter toute brûlure du stratifié.
De toute façon, Si l'on
choisit la solution consistant à employer un ventilateur, on profitera de
l'occasion pour loger dans le flux d'air, non seulement le radiateur des
transistors de puissance, mais également la carte de commande et le
transformateur.
Nous
ne fournissons pas de directives quant au boîtier d'ailleurs facultatif
pouvant être utilisé : tout dépend des dimensions des organes
volumineux que sont le transfo, le refroidisseur, et l'éventuel
ventilateur.
Dans
tous les cas, il est facile d'aboutir à un bloc compact ne dépassant pas
l'encombrement ni le poids d'une batterie de pet~te voiture moderne: de
quoi constituer une source autonome de 220 volts facilement transportable,
qui vous rendra certainement un jour ou l'autre de fiers services
Un
dernier conseil, qui a son importance: même Si vous êtes parfaitement sûr
de votre montage, prévoyez un solide fusible sur l'entrée batterie » :
même calibré à 32 ampères, il protègera efficacement l'ensemble
contre les centaines d'ampères que peut débiter une batterie mise
accidentellement en court-circuit.
Patrick
Gueulle
Nomenclature
 | Circuits
intégrés
CI1: 555
|
 | Résistances
1/2 W, 5 % sauf mention contraire
R1: 5,6 kΩ
R2: 68 kΩ
R3: 18 kΩ
R4: 47 Ω 1 W vitrifiée
R5: 330 Ω
R6: 68 Ω
R7: 68 Ω
R8: 68 Ω
R9: 47 Ω1 W vitrifiée
R10: 3,9 kΩ
|
 | Autres
semi-conducteurs
V1: 507 K 250 Siemens
|
 | Transistors
T1: BD 85 ou similaire
T2: 2N3055
T3: 2N3055
- RCA ou
T4: 2N3055
bonne qualité
T5: 2N3055
|
 | Condensateurs
C1:
0,22 µF pour 50Hz
C2:10 nF
C3: 47 µF 25V |
 | Divers
Transfo 220 VI 20 V point milieu
puissance : voir texte
Refroidisseur 2 x T03 isolés
Ventilateur facultatif.
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